FASHION / FASHION WEEK

MILAN FW : COMPTE RENDU FINAL

Pour cette saison Milanaise, il semblerait que les créateurs se soient tous passés le mot pour mettre en valeur une féminité conquérante et affirmée.

PRADA

Pour Prada, elle se caractérise autour d’une scénographie futuriste et graphique, à travers des silhouettes portant des symboles esthétiques de lutte anti symboles traditionnels de féminité. “ The future is female “ est le slogan qui défilait pendant toute la représentation : Sur les marches du podium, sur des tee shirts avec des logos brandis comme des moyens d’expression et de douce rébellion.

À mesure que la collection défile, on voit évoluer des robes composées de tulles superposées à des brassières ou des robes pastels entièrement rebrodées, des jupes ou robes rehaussées de franges en version coupe midi, le tout mêlé à des pièces fortes comme des blazers d’homme, des manteaux oversize, des vestes épaisses matelassées, semblables à de véritables armures.

La touche sportswear est également présente avec l’utilisation de détails qui rappellent les symboles de la féminité traditionnelle mais détournés de leur fonction pour cette fois ci expérimenter une notion de fonctionnalité, de légèreté et la praticité d’un vestiaire pour les femmes modernes.

Prada, Automne-Hiver 2020-2021, Photo from Vogue

BOTTEGA VENETTA

Pas de doute, Daniel Lee sait frapper fort. Il faut dire que depuis son arrivée à la maison Bottega Veneta il y a tout juste 1 an, il ne manque pas de rafler quatre prix lors de la dernière cérémonie des Brit Awards le 2 décembre dernier (« Brand of the year” ,“British Designer of the Year Womenswear”,“Designer of the Year”,  “Accessories Designer of the Year”). Chapeau bas pour ce surdoué de la mode qui a réussi à se faire un nom en si peu de temps.

Pour cette future saison Automnale, le directeur artistique s’éloigne des lignes futuristes de la saison dernière pour amener au devant de la scène une nouvelle idée du minimalisme, quelque chose de plus aérien et de plus léger sur les créations, une féminité sobre et dépouillée mais fatale illustrée par des robes midi ou maxi prêt du corps, dans des matières fluides ou au contraire entièrement rebrodées de sequins, bouffantes ou dotées de franges. Mais le noir ne reste jamais monotone est très souvent contrasté par des tons flashy par touche ou sur une silhouette entière.

Ainsi on voit s’alterner des robes vert anis ou rose fuchsia ou encore du beige crème sur des manteaux officiers au tombé parfait et aux matières raffinées. L’homme porte des pantalons droits, près du corps avec une nonchalance étudiée.

Bottega Venetta, Automne-Hiver 2020-2021, Photo from Vogue

LE MUST HAVE DE LA MARQUE ET SON RETOUR REMARQUÉ

L’emblématique symbole de la maison le Intrecciato Bottega Veneta réalise toujours son effet remarqué et se décline en pochettes, cabas, serviettes et besaces : En noir, crème, vert anis et marron, parfois agrémenté de franges ultra longues.

Porté en besace ou sous forme de maxi pochette, il fait penser à une amazone des temps modernes prêt à conquérir ses rêves.

L’Intrecciato apparait également tissé à l’aide de bandes XXL sur un large cabas ou alors sur une superbe doudoune sans manches beige. Le modèle frangé rappelle celles qui se retrouvent sur certaines robes. On aime la déclinaison affriolante des boots sur le défilé notamment lorsqu’il est revisité avec des bouts carrés.

MAX MARA ET SON NAUTIQUE CHIC

Un défilé Max Mara c’est l’assurance d’assister à une show 100% élégance et raffinement à l’Italienne revisité avec des pièces fortes et dans l’air du temps qui tombent à la perfection, toujours avec des volumes généreux et chaque saison on est impressionnés de voir que la maison est fidèle à son savoir faire sans aucune fausse note.

Cette saison, c’est l’univers marin qui est planté comme décor et le podium est imaginé comme un bord de mer en plein hiver, célébration à l’esprit nautique de la marque basée à Reggio d’Émilie sur un fond de Wot de Captain Sensible.

Ian Griffiths, le directeur artistique a cette aptitude incroyable a remettre au gout du jour chaque pièce de la garde robe avec brio :

Ainsi, on voit évoluer une succession d’intemporelles mais aux volumes maximisés. Un des bijoux de la collection, c’est ce blazer crème aux manches ballons et aux épaules exagérées porté par Kaia Gerber, ou encore des manteaux coupés tantôt en cuir noir embossé, tantôt en fausse fourrure de mouton à larges rayures beiges et bleues.

Tout d’abord, on retrouve dans ce défilé les teintes fidèles de Max Mara : une nuance de beige allant du camel au crème, en passant aussi par des tons plus sombres comme le noir ou un gris soutenu. La touche marine se traduit aussi et sans surprise par des déclinaisons de bleu mais toujours twistées par l’imprimé rayures rappel et symbole de la marinière. Le sexy raffiné a aussi sa place dans le podium avec une blouses transparentes à volants portée par notamment par Bella Hadid, ou encore des robes velours en décolleté. Encore une collection réalisé pour la femme moderne Max Mara avec ce célèbre je ne sais quoi de glamour à l’Italienne.

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