FASHION / FASHION WEEK

FW Milan : PRÉLUDE

Hello Milano galaxy !

Milan l’élégante, Milan pleine de grâce mais aussi Milan l’audacieuse, la mutine avec une flopée de designers qui démontrent une volonté d’innover, de surprendre et d’expérimenter,
Que ce soit le retour tant attendu de Daniel Lee pour Bottega Venetta, l’avancée des engagements des maisons pour des éditions plus eco friendly, ou encore des shows particulièrement attendus comme celui de Versace, ou de Pucci avec sa collaboration avec la créatrice Christelle Krocher,
Ainsi que la célébration d’actualités marquantes de marques comme Moncler, Sportmax,
La fashion week Milanaise ouvre son bal et nous promet un programme haut en couleurs et en surprises.

LA SCÉNOGRAPHIE THÉÂTRALE DE GUCCI

Comme à chaque édition, c’est une plus qu’un défilé mais un véritable conte tissé sur le podium, par Alessandro Michele, Le directeur artistique le plus Dandy Bohème de la scène mode Italienne. D’ailleurs c’est toujours ainsi lorsqu’il s’agit de décrire un défilé Gucci, on s’attarde toujours autant sur la scénographie que sur la collection en elle même.

Gucci, Automne-Hiver 2020-2021, Photo from Harper’s Bazaar

Encore une fois, la scénographie en valait le détour et en effet, on en attendait pas moins de l’artiste qui a toujours plus d’un tour dans son sac pour impressionner la planète mode.

Cette fois ci, les festivités ont commencé dans les backstages même où les guests ont été invités à réaliser le process à l’envers et à assister furtivement aux coulisses de la préparation comme pour lever le voile sur cette partie si fermée et privilégiée en tant normal puis ils regagnaient leur place dans un second temps au sein d’une installation sphérique.

Les silhouettes, ont défilé de manière tout à fait singulière. D’abord comme des mannequins derrière une vitrine puis après quelques tours, ils finissent tous par se mettent en marche et par défiler au sens littéral du terme pour le grand final autour de l’installation. 

Le thème du défilé « rituel » portait bien son nom pour exprimer une atmosphère d’enchantement, un moment chimérique, euphorique. Les mannequins étaient elles semblables à des poupées rétro, vêtues d’éléments bouffants, de chemisiers en satin, de robes de petites filles modèles mais évoluant dans des influences diverses et variées : Gothique avec des chokers en cuir et des collants résille déchirés mais aussi dans les années 70 avec des costumes disco revisités ( années chouchou du créateur ) qui s’harmonisent finalement très bien tant l’aspect final était bien ficelé.

ALBERTA FERRETTI ET SES VALEURS SURES D’ÉLÉGANCE

Cette année, Alberta Ferretti juxtapose ses valeurs sures d’élégance made in Milanaise avec des lignes plus audacieuses et plus affirmées. Alors qu’elle avait pour habitude de déployer une effluve de robes cocktails vaporeuses et aériennes, le vestiaire de la prochaine saison fera la part belle à femme plus effrontée, bien dans son époque mais cela ne lui enlève en rien un raffinement renversant et un charisme féminin à l’Italienne bien présent.

Le vestiaire de la femme Ferretti de cet Automne prochain balancera entre déclinaisons de gris et de noirs mais aussi des touches de couleurs éclatantes intelligemment placées dans des silhouettes qui révèlent une influence bien marquée, celle des années 1980.

Des pantalons bouffants aux coupes et aux matières parfaitement bien travaillées, en passant par les épaules tombantes la plupart du temps ajustés par une ceinture clinquante.

L’accessoirisation est harmonieuse et pensée pour la femme moderne et glamour : bottes en daim souples colorées, coupe des pantalons taille haute, larges, souples et seyants en même temps, portés dans des bottes plissées jusqu’aux genoux.

Côté palette de couleurs, c’est tout une garde robe jour-nuit qui est pensée pour s’adapter aux situations différentes de la journée d’une femme. C’est ainsi qu’une forme d’élégance moderne se dessine : Des silhouettes color-block composées de tops et robes volantés, des mousselines passant du bleu au rouge éclatant, un manteau rose fuchsia porté avec un pantalon large rouge en cuir. Le fil conducteur de la collection est harmonieux et tout se suit de manière logique. On entre ainsi dans un nouveau dynamisme qui ne contredit en aucun cas l’ADN chic et désinvolte de la maison Italienne, mais la fait apparaitre sous un nouveau jour.

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