FASHION / FASHION WEEK

London FW : Le Récap

S’il y a bien une Fashion Week où j’aurais souhaité être présente cette saison, c’est sans conteste celle de Londres. Pas spécialement pour sa programmation mais bel et bien pour une affaire de cœur avec la ville des Sex Pistols. Si vous avez un peu suivi mon histoire personnelle, vous aurez certainement appris que j’y ai vécu pendant une période, donc Londres c’est avant tout un lien sentimentale et symbolique car si vous avez suivi c’est à Londres que j’ai lancé l’aventure Boubouteatime il y a 10 ans donc oui, London ça me rend toute chose.

Pour moi, la Fashion Week de Londres c’est forcément la plus funky, et je pense réellement que cela se laisse transparaitre dans l’atmosphère des défiles même pour les plus sophistiqués qui soient. Il y a un truc avec les gens de cette ville qui est complètement inné, c’est la fantaisie, leur état d’esprit naturellement rock’n’roll, ce fameux je ne sais quoi qu’on ne saurait expliquer.

De mon côté c’est la première ville qui m’a fait sortir de ma zone de confort en matière de décisions, d’expérience de vie, de style personnel, et j’en passe.

Voici un récap des défilés qui ont réellement transcendé mes émotions et où j’ai repéré de vrais coups de cœur. Let’s get the party started.

VICTORIA BECKHAM : LA QUEEN INCONTESTÉE

Posh Spice a encore frappé et cette fois ci, avec un message fort qu’elle a exprimé lors de ce défilé Automne-Hiver 2020-2021, au salon des banquets à Whitehall, non loin du palais de Westminster.  » La sophistication de la femme moderne tout en défiant le conventionnel » affirme t’elle ou encore, elle évoque le terme de « douce révolution ».

Un premier rang de rêve de composé de la majorité du clan Beckham, Anna Wintour, Alexa Chung, Karen Elson…

Le défilé commence avec le titre envoutant de Nothing Burns Like the Cold interprété par l’artiste Snoh Aalegra qui donne complètement le ton.

La notion de sophistication subtile, on la retrouve essentiellement dans ses déclinaisons de petites robes noires, souvent à hauteur mi mollet et portées avec des cuissardes à plateformes ou des talons démesurés, des robes à manches drapées XXl, etc . La créatrice donne la part belle aux accessoires pour souligner cet état d’esprit avec des ceintures bijoux dorées, à fermoir en forme de mains…

Victoria Beckham réussit très bien à ajouter un twist qui fait la différence par rapport à une garde-robe raffinée, chic et élégante.

La douce révolution s’affirme avec le masculin-féminin à travers les costumes et longs manteaux au tombé impeccable, des jupes-culotte à petits carreaux égayées par un pull jaune, des robes pull avec des losanges découpés dans les manches, qui rappellent furtivement l’influence de la belle époque des Spice Girls. On se demande si c’était voulu mais les nostalgiques du girls band le plus controversé et loufoque des années 90/2000 qui exprimaient d’ailleurs le fameux « girl power » on envie d’y croire.

ROKSANDA

La première chose que l’on remarque, ce sont ces filets de pêche multicolores installés pour l’occasion par l’artiste Rana Begum et qui tranchaient avec le décor sobre et classique dû au ministère des Affaires étrangères, au cœur d’une majestueuse cour entourée de trois étages de colonnes en granit.

Reine de la couleur

Comme point de départ d’inspiration de la maison Roksanda, la créatrice Roksanda a utilisé un noir profond en introduction en hommage à l’univers de l’artiste peintre expressionniste Lee Krasner qui avait été inspirée par deux drames : la mort de son mari le peintre Jackson Pollock et de sa mère.

Pour Roksanda, comme pour les œuvres de Lee, c’est un réel voyage à travers un jeu d’ambiances et de couleurs comme la vie de l’artiste peintre. « On entre dans la couleur, puis dans le deuil avec des ambiances et teintes plus sombres pour revenir à un univers coloré. »

Les tissus, les textures, les forment se juxtaposent, s’entremêlent pour créer un vrai lien conducteur avec les oeuvres de Lee Krasner . Les couleurs passent du sombre au vif dans une même silhouette. Parmi mes coups de cœur : une robe combinant similicuir grenat et jersey de laine japonais, un manteau tricoté à main, où le relief jaillit sous la forme de tresses et de nœuds géants multicolores et son incroyable travail de maille où couleurs et reliefs s’entrelacent harmonieusement.

TOMMY HILFIGER : PRINTEMPS-ÉTÉ 2020

Pour le défilé Printemps-Été 2020, la maison a mis comme à son habitude les petits plats dans les grands. C’est Naomi Campbell qui ouvrait le défilé ans un survêtement blanc et jaune fluo, de sa démarche majestueuse légendaire.

Cette collection, masculine et féminine, a été présentée comme la plus respectueuse de l’environnement de la marque lancée il y a plus de trente ans. En collaboration avec le pilote Lewis Hamilton, cette collaboration eco responsable priorise le confort des coupes, aux matières techniques. Les collaborations chez Tommy, c’est un peu une marque de fabrique qui fonctionne depuis toujours.

Les éléments de la marque Américaine sont omniprésents, le drapeau Américain également : sur un pull en coton, au dos d’une longue parka ou sur un sac marin jeté sur l’épaule. On reconnait la patte sportswear chic tant efficace avec laquelle le créateur s’est fait connaitre depuis ses débuts et qui fait le succès planétaire de l’enseigne. Le défilé célèbre l’individualité et la diversité avec une scène de mannequins universelle et diversifiée.

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