FASHION / FASHION WEEK

London FW : Burberry, Jw Anderson

Prêts pour mon closing officiel de la fashion week Londonienne ? Il était très compliqué pour moi de choisir les collections que j’allais aborder depuis le début. Pour être honnête, j’aurais pu écrire sur toutes les collections mais bien entendu, par manque de temps, l’exercice fut impossible alors j’ai essayé de traiter les grandes lignes et de prendre le poul de cette semaine de la mode qui en a fait voir de toutes les couleurs….

BURBERRY

On commence fort avec un défilé qui fait beaucoup sens à mes yeux. Pour cette saison de Burberry, Riccardo Tisci s’inspire de ses années d’étudiant à Londres et de l’héritage British caractéristique de la marque puis de l’éclectisme Londonien. Il lui a ainsi redonné ses lettres de de noblesse tout en la modernisant avec brio, lui insufflant une touche plus rock, plus légère.

Sa collection, intitulée Memories, a repris les codes de la maison tout en les twistant avec ingéniosité : Jeu de motifs tartan sur le trench iconique, sur des doudounes, sur des tailleurs. Riccardo réalise également un travail extraordinaire sur les coupes et les matières : Ses influences italiennes ressortent dans le tailoring avec des costumes parfaitement taillés pour la femme et l’homme d’affaires moderne.

Côté accessoires, on retrouve subtilement son amour pour le street chic mais utilisé de manière astucieuse, sans trop exagérer. L’homme et la femme portent des baskets avec sobriété et chic, des cabas XXL à l’imprimé Burberry ou en cuir, de grosses lunettes transparentes rappelant les lunettes de protection ou encore des trenchs à la coupe classique, mais cette fois agrémentés de fausse fourrure ou en vinyle.

Riccardo Tisci arrive peu à peu à assoir un état d’esprit créatif consensuelle plus harmonieux au sein de la maison. Il réussit ainsi à pérenniser une image de marque tout en y apportant intelligemment sa touche personnelle. C’est comme s’il avait rassemblé ses multiples influences pour en faire quelque chose de plus mature, plus équilibré tout en les mariant avec le chic Britannique légendaire de Burberry.

JW ANDERSON

Pour cette saison, le créateur nous enveloppe dans un univers utopique, comme si les mannequins marchaient sur des nuages oscillant entre jeu de volumes et expérimentations de nouvelles matières crées par le studio de création de la marque lui même le tout sur un nuage de romantisme moderne.

Jonathan Anderson reprend ses codes signatures comme les volants aériens, les trenchs retravaillés avec des manches ballon et les grosses chaines des sacs à main, puis des revers démesurés.

D’après Vogue, La collection aurait quelque peu rappelé le travail artistique de costumes de Kansai Yamamoto pour la tournée Aladdin Sane de David Bowie, en 1973 : « les volumes géométriques, les couleurs passées métallisées et bien sur cette combinaison noire ornée de strass en arabesque ».

on a aussi l’impression que le créateur a en partie puisé dans l’univers aquatique mêlé à quelque chose de très poétique, notamment avec les reflets irisés de certains tissus, ou des robes holographiques. La touche romantique est amenée par des jeux subtiles de drapés sur des robes en satin noir. Bref Jonathan Anderson c’est un monde fantasmagorique mais qui sait mettre un pied dans le monde réel en imaginant des pièces modernes mêlées à son monde imaginaire que tout le monde a envie d’adopter sans trouver cela trop insensé, tant tout est travaillé dans une finesse qu’il sait parfaitement maitriser.

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