CULTURE / LIFESTYLE

L’histoire vraie de la skate culture

La skate culture m’a toujours fascinée depuis gosse.  Je suis une enfant de 1986 donc je n’ai clairement pas assisté à sa naissance à la fin des années 50 pour l’origine et son avènement dans les années 70 mais j’ai vécu une bonne partie de mon enfance dans les jupes de la skate mania des 90S.

Avant d’être un sport, le skate est un état d’esprit, une religion même pour ceux qui le pratiquent et les passionnés en général.

LES ORIGINES

Les origines remonteraient donc à la fin des années 50, en Californie
bien entendu. Des surfeurs ont eu l’idée de transférer le feeling de rider des vagues dans les rues pour défier la météo quand le swell n’est pas au top.

Ils utilisent alors des petites planches de surfs et des roues faites de métal sans roulement.

Photo Credit Hugh Holland

Cela marque ainsi les premiers balbutiements de la culture du skateboard.

Dans les années 1960, et le premier contest de skate est organisé à Hermosa Beach en Californie. C’est d’ailleurs dans les années 60, en 1966 plus exactement qu’une célèbre marque qui n’est autre que Vans connaît le jour .

Dans les années 70, les planches ont déjà bien évolué et il devient moins complexe de réaliser des tricks et de rider de nouveaux types de modules : rampes, knickers, etc avec de nouveaux dispositifs techniques comme les roues en uréthane*.

C’est d’ailleurs dans les années 70 que le skate arrive en Europe importé par les
soldats Américains. On élit ainsi Berlin comme capitale Européenne du skate.

L’année 1978 marque un grand tournant dans l’histoire de la skate culture.  Alan Gelfand invente le Ollie. Figure incontournable, qui va complètement révolutionner le skate mais il donne aussi  naissance au street skateboarding.

Puis tout va encore plus vite avec en 1981, la création du célèbre magazine Trasher avant de devenir une référence pour le street skate, la scène core et le punk rock.

Alan Gelfand, Photo credit Glen E. Friedman

Avec tout ça, la popularité du skate devient de plus en plus importante et en parallèle, la vidéographie et photographie
spécialisée dans l’univers des riders se développe considérablement et les
mouvements les plus célèbres sont ainsi immortalisés via ces deux gros canaux.

Explosion du mouvement dans années 80, d’abord aux US puis à l’international. Des stars de la planche dominent la scène skate et les sponsors prennent part au mouvement ; il est désormais possible pour les bons skateurs d’en vivre  et de percer. Elles s’appellent Santa Cruz, Powell Peralta et Vision et dominent le marché international du skate.

Début 90, on contaste un déclin du mouvement bien que toujours présent dans les mœurs.

Cependant, le lifestyle est tellement ancré que  la pratique est restée une référence et une source d’inspiration pour beaucoup de personnes. Il est aussi intéressant de noter les différences d’univers selon les villes dans une même pratique : Atmosphère chill et détendue sous le soleil de la Californie et et jeunesse plus ancrée dans le baton à Nyc.

L’IMPACT SUR LA SCÈNE MUSICALE

La culture musicale qui se trouve derrière le skateboard est le résultat d’une longue évolution, et est ainsi très diversifiée. Selon la East Coast ou la West Coast les styles diffèrent même s’ils sont rassemblés par un même état d’esprit comme des valeurs d’affranchissement et de liberté.

le skateboard s’est ensuite développé dans la rue. Le hip-hop est récupéré pour son appartenance à la street culture américaine, tandis que le rock rappelle l’euphorie des débuts. Parfois, les deux mouvements se sont rencontrés par exemple avec les Beastie Boys dans les 90s originaires de NYC et proposent un nouveau genre : mélange de punk et de rap teinté d’humour familier voire potache dans les textes des morceaux.

Beastie Boys


Plus tard, avec la digitalisation, le skate garde une présence publique. A partir du
milieu des années 90, le skate moderne expérience une nouvelle phase de hausse
d’activité, qui continue encore aujourd’hui. 

Avec le skate, la zone urbaine représente un vrai terrain de jeu et on s’approprie des lieux qui d’origine portent une fonction complètement différente ; ainsi tout peut
représenter un terrain de skate,  lieux légaux comme illégaux. On pense à fameuses piscines vides Californiennes dans le cliché, les escaliers des lieux publics,

LE PHENOMÈNE PUNK ROCK

Cela a commencé par Black Flag et NOFX, Lorsque le skate devenait de plus en plus accepté par le grand public, la musique est devenue plus inclusive, élargissant les sons commerciaux des groupes tels que Blink 182 et The Offspring dans les années 80 et 90, époque qui a d’ailleurs bercé mon adolescence, note à part ;)  

Sum 41

QU’EN EST T’IL DE LA SKATE CULTURE AUJOURD’HUI ?

Si autrefois, le skate exprimait une notion d’opposition au système,  à la culture bourgeoise de l’époque.  Cela représentais pour ceux qui le pratiquaient un acte fort de rébellion. Il était même considéré comme marginal, et était majoritairement pratiqués par des mordus de la planche à roulette,

En 50 d’existence, le skate a réalisé lentement mais surement son évolution vers une forme de produit marketing pure, à partir du moment où les skaters on commencé à gagner leur vie et à se faire sponsoriser, jusqu’à l’appropriation de la pratique par la marques de mode : les spécialisées jusqu’aux grandes marques de luxe comme Dior avec un lancement de planches signatures ou encore l’enseigne Supreme,  qui célèbre la street culture du skate sauce New yorkaise.

Malgré cela, le skate reste un véritable lifestyle, une religion même pour ceux qui le pratiquent professionnellement comme de façon amateur. C’est même tout un rapport au monde que les pratiquants développent.

Alors : Skate culture, contre culture ou phénomène de mode sublimant une street culture un peu trop polie ?

POUR ÊTRE INCOLLABLE AVEC LES ORIGINES DU SKATE : LORDS OF DOGTOWN

S’il y a un bien un film / documentaire à ne pas rater pour comprendre les origines du skate c’est bien celui ci.

Lords of Dogtown, avec le regretté
Heath Ledger

En français , Le Seigneur des Dogtown, ce film est américain et allemand sorti le 20 juillet 2005 en France, réalisé par Catherine Hardwicke. La célèbre histoire des Z boys racontée de façon réaliste mais utopique si bien qu’on rentre complètement dans leur univers et on a réellement le sentiment de les accompagner dans toutes les étapes de leur carrière ( succès, défaites, désenchantement etc …). Je pense que c’est réellement que j’ai compris pourquoi le skateboard avait marqué un tournant dans l’histoire et pourquoi cela a suscité tant d’engouement dans le monde entier.

Share on facebook
Share on twitter
Share on pinterest
Share on linkedin