STORIES / TRAVEL

L’amour du voyage, ça se cultive ?

La philo et la sociologie étaient les deux matières qui me charmaient le plus au lycée. Et là vous allez sans doute penser à voix haute : ” Oui la socio à la limite je veux bien, mais il faut être vraiment fêlé pour porter la philo sur son coeur”. Bref, tout ça pour vous dire que je crois que ces anciens amours finissent par me rattraper même dans mes écrits d’aujourd’hui et même autour de mon sujet de prédilection : le voyage.

Il faut dire que même 15 ans plus tard, et dans me sujets de prédilection, je trouve le moyen de décortiquer les comportements humains et d’étudier l’influence de la société sur ces derniers.

Tout cela m’amène donc au sujet du jour….

Je discutais avec une amie récemment et on se demandait toutes les deux si le manque d’amour du voyage était le résultat d’une certaine éducation donnée ou si cela était du à une mauvaise expérience, une situation particulière qui pourrait éteindre cette appétence ou au contraire si cela pouvait être simplement une des natures propres à l’être humain…

Bref, beaucoup de questionnements à la fois…

Au fur et à mesure des rencontres et des confrontations sociales et grâce différentes personnes avec qui j’ai pu interagir depuis des années, j’ai pu réaliser une esquisse d’un constat qui, je le précise m’est propre mais que je souhaitais partager avec vous ici.

Je suis intimement convaincue qu’a l’origine, aimer ou non voyager résulte d’un joyeux mélange d’éducation et de nature de base. Mais l’éducation est capable de rapidement primer sur un trait de personnalité et je pense sincèrement qu’elle joue un rôle majeure du voyageur que l’on sera plus tard ou non.

L’ÉDUCATION DES VACANCES PANTOUFLARDES

On remarque souvent que ceux qui n’aime pas ou très peu voyager, ou encore voyager en respectant un même schéma ( même hôtel-plage pendant 15 jours ou un autre modèle type ) ne l’ont pas trop expérimenté pendant leur enfance. Souvent avec des parents casaniers, peu ouvert à l’aventure et respectant leur seul envie de s’octroyer des séjours bien cadrés, souvent organisés et très souvent en renouvelant l’opération dans le même lieu de vacances chaque année. On grandit donc avec une volonté de rester dans un cocon sans sortir de sa zone de confort.

Il y a bien entendu les raisons financières qui rentrent beaucoup en jeu mais ça c’est un autre sujet.

LA PEUR DE L’INCONNU ET DE L’ADAPTATION

Cela résulte encore et toujours de l’éducation parentale. Ceux qui n’aiment pas partir ont un grand besoin de rester dans une zone où ils se sentent en sécurité ou plutôt croient se sentir en sécurité. La raison de ce trouble de l’adaptation peut provenir de parents qui n’auraient pas appris à leurs enfants la faculté à être autonome et ne l’auraient pas confronté réellement à la vie… Au final, cela donne des individus qui se sentent se sentent en danger hors de chez eux. Leur domicile est une place forte qui les rassure. ( Merci mon vieil amour qu’est la sociologie !).

Je pense aussi que cela est lié à une certaine éducation financière. Dans le sens où souvent, on grandit avec la croyance que pour vivre un voyage de qualité, ou pour s’offrir des vacances dans une fabuleuse île à l’autre bout du monde, cela nécessite une certaine somme d’argent à débourser. Attention, je ne dis pas le contraire.

Mais, ce que l’on découvre souvent à force de rencontres et d’expériences c’est qu’avec cette même somme d’argent qui nous a servi à bloquer 15 jours de vacances dans le même resort sans y bouger le moindre orteil, on peut tout à fait designer sa propre vision du voyage en optant pour différentes sortes d’hébergements et d’expériences ce qui peut résulter de méthodes de déplacements plus locales, autres que l’avion par exemple. On apprend souvent ainsi à sortir de notre zone de confort et d’éducation de base en étant confronté à des situations que l’on n’attendait pas et qui nous ont poussé à sortir de nos retranchements et le facteur enrichissement est multiplié par 100 ….

Alors voilà, j’ai annoncé mon fin mot de l’histoire….

On peut tout à fait bousculer une nature ou une éducation. J’ai connu de nombreux frileux de voyage se transformer en de véritables baroudeurs ou simplement en amoureux de l’escapade régulière et surtout hors des sentiers battus.

Les amoureux du voyage se trouvent sous différente forme : Qu’il s’agisse de globe trotteurs en sac à dos compulsifs, ou encore de serial boutique-hôtels testeurs, ou je ne sais quelle autre démonstration d’amour du voyage, chacun a sa propre histoire et détrompez vous, un grand nombre de personnes ont découvert cette passion au fil des années, alors qu’ils ne s’engageaient pas du tout dans cette direction étant plus jeune. Merci qui ? merci l’apprentissage de la vie !

Encore faudrait t’il en avoir l’occasion, l’opportunité et heureusement, nous vivons dans une société où tout appelle à la curiosité de l’information, ce qui résulte de beaucoup de nouveaux convertis. Sans doute qu’avec les derniers chamboulement à l’échelle mondiale, le ralentissement de la cadence en voyageant va démocratiser d’avantage la mobilité et attirer une forme de voyageurs plus responsables et conscients mais surtout souhaitant profiter de chaque instant du lieu où ils se trouvent mais ça c’est un autre sujet…

Je vous invite à consulter mon carnet de voyage consacré à une de mes premières prises de conscience dans ce sens en Inde, à Goa : ICI

En espérant que cela vous inspirera à y voir un peu plus clair dans cette histoire vous aussi ! Ecrivez moi pour en discuter !

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